Mage:Lieux

De Paris by Night
Aller à : navigation, rechercher

La tres grande bibliotheque

Située quai François-Mauriac, elle est ouverte du mardi au samedi de 10h à 20h et le dimanche de 12h à 19h. Avec ses tours d'angles comme quatre livres ouverts se faisant face, la bibliothèque délimite un lieu symbolique dans lequel est enfermé un jardin inaccessible. Les tours sont comme des silos à livres dont on peut suivre le niveau de stockage. Double vitrage et volets de bois d'okoumé évitent de brûler les ouvrages au soleil. Pour éviter de répéter l'accident d'Alexandrie, les espaces sont soigneusement cloisonnés par des portes coupe-feu.

Sous le socle, la bibliothèque s'organise autour du jardin en deux niveaux. Au niveau le plus bas, dans la bibliothèque de recherche située en rez-de-jardin, sont accessibles toutes les collections conservées en magasins. Ce niveau est ouvert aux chercheurs et plus largement à tous ceux qui justifieront leur besoin de consulter les collections patrimoniales. 2000 places sont disponibles, dont 1600 réservables. Au niveau supérieur, appelé haut-de-jardin, les salles de lecture sont ouvertes à toute personne majeure. Reliant les tours entre elles, un réseau de services de circulation réservé au chemin des livres et au personnel innerve toutes les activités de l'établissement.

Le jardin est composé de pins de la forêt de Normandie, et de charmes et bouleaux pour la diversité. Tapissé de bruyères, de fougères, fraisiers sauvage, etc. Il n'est visité que par les oiseaux.

Le bâtiment est bien plus impressionnant que dans la réalité, ses livres-tours culminant à plus de 150 mètres. Un flux constant emplit les étagères de livres rares, de nouvelles éditions et de Cd-Roms. Un système d'acquisition de données gigantesque a été mis en place, qui ne fait rien de moins que télécharger internet sur des bandes magnétiques. Un serveur proxy a été mis en place, utilisant ces bandes comme mémoire cache pour simuler l'internet présent et passé.

Si la Bibliothèque de France est l'ouvrage le plus étonnant de tout Paris, ce n'est ni par de son architecture imposante, ni par son succès phénoménal, mais par l'intention qui a motivée son construction. L'architecte souhaitait placer autour de 4 piliers de savoir un jardin inaccessible, sorte de Jardin d'Eden où Adam, en mangeant le fruit défendu, initia le processus humain de recherche et d'accumulation de connaissance dont la Bibliothèque constitue le fer de lance de l'ère moderne.

13ème arrondissement Dans l'Umbra les intentions ne sont pas sans conséquences. Une telle accumulation de savoir a modifiée drastiquement la géographie umbrale. Pour chaque livre qui arrive à la Bibliothèque, son équivalent umbral prend de la hauteur. Depuis 2 ans, c'est une véritable montagne qui domine largement l'umbra parisien. Les flancs rejoignent les collines entourant la capitale : Montmartre, le Mont Valérien, Montparnasse (qui de l'autre côté n'a pas été rasée), etc.

L'Ahl-i-batin de l'Institut du Monde Arabe suppute que cette montagne n'est pas ordinaire. A son sommet se trouve plus de connaissance qui n'en a jamais été réuni, si ce n'est peut-être dans la Tour de Babel. Il a avancé l'hypothèse selon laquelle, comme pour Babel, c'est une expression du Mont Qaf lui-même qui se manifeste dans la pénumbra parisienne, plus proche des hommes que jamais. Le jardin central qui se trouve au sommet de cette montagne est devenu du point de vue pratique le Jardin d'Eden. Si ce que dit la Bible est vrai, il doit être protégé par un ange armé d'une épée de feu, qui consumera tout ceux dont l'âme n'est pas elle-même un brasier de sagesse. Seuls ceux atteignant l'Ascension pourront entrer, ayant acquis le droit de faire pousser à leur tour l'Arbre de la Connaissance.

Les flancs supérieurs de la montagne sont inexplorés, rares sont ceux qui ont osé s'aventurer très loin. Plus on monte, plus l'ascension est difficile. Il n'est pas possible de voler ou de se téléporter. Des grottes pénètrent au coeur du pic, inexplorées elles aussi. Celui qui persiste dans son escalade subit épiphanies sur épiphanies, bien trop rapidement, consumant sa santé mentale. Ne croyez pas qu'il suffise de se rapprocher de la Bibliothèque pour passer de l'autre côté et se rapprocher du sommet sans effort. On se retrouve toujours sur ses flancs inférieurs, à un endroit apparemment aléatoire. Plus l'Entéléchie de celui qui traverse le Goulet dans ce quartier est grande, plus il apparaît haut sur la montagne. Ceux qui accompliraient l'escalade complète une fois sauraient toujours retourner facilement au sommet par la suite. Ils sentent où ils doivent passer pour arriver en haut de la montagne directement. L'emplacement de ces raccourcis change constamment.

Extrait de la doctrine de l'Unité des Ahl-i-batin, extraite d'un dossier de la police magique sans autorisation du Conseil restreint

"Ecoutez et apprenez ! Ainsi parlait le Khwaja al-Akbar :

En un Temps avant le temps, un grand Héros tua une grande Bête. La carcasse de la Bête forma une énorme Montagne couvrant le Monde, et le Héros sut que le Monde devait être préparé pour l'arrivée de l'Humanité. Par des actes de Magie Primale à peine compris par mes semblables, le Héros façonna le Mont Qaf en un modèle de l'Ascension elle-même, avec la large et chaotique diversité des Croyances Humaines formant la base, et dont la quête collective forme les Avatars, les Voies de l'Ascendance grimpant les flancs de la montagne au travers des Rangs des Eveillés et le Royaume des Oracles, au travers le Royaume des Incarnas et des Célestes, et convergent vers les Présences, qui sont les Ombres des Purs, avant de joindre le Sommet, Qui Est L'Unité.
Un tel Grand Oeuvre ne fut pas sans Prix, cependant. Le Sang de la Bête s'enfonça profondément dans la Terre, la saturant avec de la Quintessence hautement chargée et formant une base dangereusement instable pour la montagne de l'Ascension. Cela doit être la tâche des Traditions de canaliser ce Pouvoir incommensurable dans les chemins de l'Ascension, Ecrivant Le Nom De L'Unité sur le visage du Monde, avant que la stabilité de la Montagne Elle-même soit menacée."

Malgré toutes ces difficultés, une personne pénètre dans ce jardin tous les jours, comme si de rien n'était. Un Dormeur que son travail prédisposait à trouver ce raccourci. Ancien employé de la mairie de Paris, jardinier du dimanche, il était préposé à l'enregistrement des naissances. Sa tâche lui tenant le plus à coeur consistait à s'assurer que le nom que choisissaient les parents pour leur enfant était conforme à la loi. En quelque sorte c'était lui qui conférait les noms à ses nouveaux nés, qui les reconnaissait publiquement. Quand la bibliothèque ouvrit, il fut muté comme beaucoup d'autres fonctionnaires à la maintenance de l'édifice. Son hobby fit qu'il fut placé au jardin. Il est la seule personne à avoir le droit de s'y rendre.
Au bout de quelques semaines, il commença à entendre des chuchotements. Il cru au jeu du vent dans les arbres. Mais bientôt ils se firent plus précis. Une voix chuchotante nommait les choses. Ou plutôt les Nommait. Plantes, animaux, éléments, tout y passait. Rapidement, il aperçu des silhouettes en vision périphérique, avant de pouvoir les regarder en face. Deux créatures semi-transparentes vivaient là. Un homme et une femme, complètement nus. Il ne fallu pas longtemps pour qu'il reconnaisse là l'Adam et Eve d'avant la Chute. Le Jardin se souvenait des premiers jours où il était habité par l'Homme et, nostalgique, ressassait ses souvenirs. Fasciné, l'employé fit comme il l'avait fait pour les nouveaux nés. Il enregistra tous les Noms dans des registres de naissance qu'il pouvait se procurer facilement. A chaque répétition, il comprenait de plus en plus de choses et découvrait des subtilités dans les Noms, s'apercevant que là où il n'entendait que Vent, était en fait désignés des milliers de types de vents qu'il prenait plaisir à déchiffrer.
Ces registres feraient le bonheur de n'importe quel mage reconnaissant le pouvoir des Vrais Noms. L'Ordre d'Hermès vendrai son âme au diable pour les avoir. Malheureusement cette connaissance a un prix. Elle ne peut pas sortir de la bibliothèque. Si cela arrivait, l'ange à l'épée de feu qui garde l'Eden s'en apercevrait, et, sans comprendre comment l'intrus ait pu pénétré sans qu'il s'en rende compte, carbonisera l'impudent sur place. L'ange ne voit pas ce qui se passe sur Terre, mais quand quelqu'un apprend un des Vrais Noms il devient partie intégrante du Jardin et ne peut plus échapper à sa surveillance. Cela explique les deux cas de combustion spontanée qui ont eu lieu sur les marches en bois de la bibliothèque l'année dernière. La rumeur de ce savoir ne s'est pas encore ébruitée. Ceux qui ont apprit le secret de la bibliothèque ont succombé à la tentation du savoir et sont enfermés à l'intérieur, ou sont morts. De temps en temps, un mage s'intéresse d'un peu trop près à ces cas de combustion spontanée, et retrouve la trace des mages "disparus". Les détenteurs des Vrais Noms ne voulant pas que le secret soit divulgué forcent le fouineur à apprendre un Nom, simplement en lui faisant lire les registres en lui expliquant ce qui se passe dans le Jardin.

Les mages n'ennuient pas le Dormeur capable de si bien entendre les Noms. Même les plus perceptifs d'entre eux n'entendent que les Noms les plus généraux, et donc les plus faibles. Ironiquement, ils mendient le savoir auprès du jardinier.

[Dans le jardin le Goulet est de 1. Celui qui commet l'erreur de le traverses ne peut plus sortir de la Bibliothèque. Il est marqué et sera impitoyablement carbonisé par l'ange, qu'il soit sur Terre ou dans l'Umbra. L'ange n'a pas été Nommé par Adam, son Nom ne se trouve donc pas dans les registres.]

Que se passerait-il si le jardinier découvrait un trognon de pomme dans le jardin, alors que tous les arbres sont normalement stériles ? A-t-il trouvé le fruit interdit ? Et s'il le jetait simplement aux ordures, pensant qu'un indélicat l'a lancé là ?
Et si un des mages vivant dans la bibliothèque comprenait sa fonction et l'envoyait à un mage de l'extérieur avec pour instruction de le planter dans une villa de l'Ordre d'Hermès à Neuilly ?

Les catacombes

Ce que le commun des Parisiens appelle les catacombes s'appelle en réalité les carrières. Les catacombes ne représentent qu'un huit centième de la totalité des galeries circulant sous Paris. Il ne s'agit que d'anciennes carrières dans lesquelles les ossements de générations de Parisiens ont été entreposés afin de soulager la surpopulation des cimetières de la capitale.

Les carrières souterraines s'étendent, avec environ 300 kms de galeries, sous les 5ème, 6ème, 8ème, 12ème, 13ème, 14ème, 15ème, 16ème et 20ème arrondissements. Le réseau le plus étendu, situé sous les 5ème, 6ème et 14ème arrondissements, est long d'une centaine de kilomètres. Des éboulements de rues et d'habitations alertèrent les autorités qui créèrent l'Inspection Général des Carrières, dont le but est de consolider les vastes espaces vides sous les propriétés publiques. Le préfet de police de l'époque signa un arrêté qui a toujours cours aujourd'hui.

Art.1. Il est interdit à toute personne non munie d'une autorisation émanant de l'Inspection Générale des Carrières d'ouvrir les portes et trappes d'accès aux escaliers et puits à échelons ou autres des anciennes carrières, de descendre dans ces ouvrages, de pénétrer et de circuler dans les vides des anciennes carrières s'étendant sous l'emprise des voies publiques de la Ville de Paris.

Art.2. Les contraventions au présent arrêté seront constatées par procès verbaux des commissaires de police et autres officiers de police judiciaire et des agents de l'Inspection Générale des Carrières ayant qualité pour verbaliser. Elles seront déférées aux tribunaux compétents.

Art.3. Le directeur de la police municipale et l'Ingénieur Général des Mines, Inspecteur Général des Carrières de la Seine sont chargés de l'exécution du présent arrêté qui sera inséré au recueil des actes administratifs et affiché dans Paris.

Fait à Paris, le 2 novembre 1955
Le Préfet de Police:
signé Dubois.

Pendant quelques temps une partie des carrières servit à la culture des fameux champignons de Paris. Elle est aujourd'hui délocalisée en banlieue, où il y a plus de place.

Les bannis de la société magique se sont organisés au niveau -2. Ce sont les bannis "gentils", qui ont eu le malheur ed déplaire au chef de la police magique, ou de vexer un Maître, plus que de fervents diabolistes. Ils arrivent à survivre, entre le niveau -1 qui leur est interdit, et les niveaux inférieurs infestés de choses pas très saines... Ils ne s'aventurent pas non plus sous les catacombes proprement dites (les ossuaires et cie), elles ont la réputation d'être hantées.

En effet, les Néphandi se cachent dans les niveaux les plus profonds des catacombes. Ou plutôt : ceux qui s'enfoncent trop profondément deviennent Néphandus. En effet, pendant que le Mont Qaf s'élevait dans la pénumbra, une montagne équivalente, mais inversée, s'est enfoncée sous terre. La pénumbra des catacombes a maintenant neuf niveaux (ou Cercles), plus un dernier puit sans fond, matérialisation de Descension, l'Ascension opposée des Nephandi, leur Chute.
Paris isolé fonctionne comme une psyché humaine. En rejetant les mages qui le dérangeait dans les profondeurs le Conseil a refoulé les critiques de son obsession. Ces critiques pourrissent au fond de son inconscient, et seront sans doute les germes de sa destruction s'il continue à se voiler la face, à se féliciter de la présence du Mont Qaf en son sein sans oser l'escalader.

Pour certains la Zone Null, ultime raccourci entre les mondes, est un réseau de tunnels à la base du mont Qaf. Il serait donc logique que la pénumbra des catacombes en soit très proche. Il n'est pas facile de l'atteindre, mais c'est en fait un des moyens de sortir de Paris, voire d'y revenir (beaucoup plus dur). Il est assez logique, et ironique, que ce soient ceux qui aient été bannis qui arrivent à s'évader. Ceux qui sont à la surface sont toujours sous le coup de leur serment, et la Zone Null ne les laissera pas sortir.

La station Haxo

Cette station n'a jamais vu le jour. Elle a bien été creusée et est reliée au reste du réseau, mais aucun métro n'y passe et aucun escalier n'y mène. Elles a beaucoup fait fantasmer les mages de Paris. Selon une rumeur un dragon, rien que ça, y aurait élu domicile. D'autres rumeurs disent que le Général Haxo aurait terrassé la bête, qui aurait été placée là en attendant qu'elle meure (ces créatures mettraient plusieurs dizaines d'années à mourir).

Découpage et collage par Sophie M.

Les deux Tours

Les deux tours, la tour Eiffel et la tour Montparnasse sont les deux ouvrages qui préservent Paris des attaques les plus pressantes de la Banalité. Habituellement, la pénumbra des grandes villes est totalement engluée dans les toiles des Araignées du Tisserand. A long terme cette toile immobilise les esprits de ses habitants, qui se transforment en drones insensibles. La toile stoppe les rêves, les inventions, la créativité. C'est elle qui a figé le paradigme consensuel sur Terre.

Sauf à Paris.

Les Fils de l'Ether et leur inventivité perpétuelle refusèrent de se laisser emprisonner. L'un des plus éminents d'entre eux, Eiffel, construisit sa fameuse Tour de façon à maintenir la Toile bien au-dessus de nos têtes. Ce faisant ils préservèrent la plasticité du paradigme local, laissant un répit aux Traditions pour gagner quelques batailles dans la Guerre d'Ascension.

La Tour Eiffel

Construite pour l'Exposition Universelle de 1889, elle ne ressemble pas à une toile de fer par hasard : c'est pour mieux s'incorporer à la Toile.

La Tour Montparnasse

A l'origine elle ne faisait pas partie du dispositif. Ce sont les acolytes des Technomanciens qui l'ont mise en chantier, pour chasser les Cultistes de l'Extase du quartier. Ca a bien marché, les Cultistes n'ont pas supporté la verrue d'acier qu'on leur faisait pousser sur le nez. Il se sont réfugiés dans le quartier Latin. Seulement les Fils de l'Ether ont réussit à modifier la composition du béton qui devait composer la tour. En introduisant un produit alchimiquement préparé ils ont fait d'elle un second pilier dans le chapiteau de la Toile. Elle décharge la tour Eiffel qui en avait bien besoin.

La Defense

"J'ai toujours vu l'Arche de la Défense comme une agrafe géante retenant le Parvis autour d'elle, et les tours avoisinantes comme des clous gigantesques. Quand tu es à la Défense et que tu regardes vers Paris, la ville ressemble à un îlot paradisiaque inaccessible, et inversement quand tu es à Paris et que tu regardes vers le quartier des affaires, les tours ressemblent à des soldats en embuscades, attendant le bon moment pour bondir sur la capitale." David Morala

La Défense est à l'extérieur de Paris et ne bénéficie donc pas de la protection des Tours. Elle est baignée en permanence par la Toile du Tisserand. Toute activité y est hautement organisée, d'une grande régularité, comme une fourmilière qui se remplirait au matin et se viderait le soir. Comme personne n'y dort, aucun rêve ne vient polluer la pureté du Parvis.

Un homme vit au milieu de ces tours de verre et de métal. Licencié il y a des années, il ne s'en est jamais vraiment remis. Tous les jours, il refaisait le trajet jusqu'à la Défense, habillé en costard cravate comme pour aller travailler. Il prenait un air affairé et allait d'une tour à l'autre. Il partageait la vie des employés, en mangeant avec eux, ce faisant passer pour un des leurs. Quand il ne perçu plus ses allocations chômage, il commença à dépérir. Il ne simulait plus, et errait sans but au milieu de la "business class". Ne pouvant plus maintenir les apparences, il commença à se cacher dans les contre-allées jamais fréquentée ou dans les chantiers des immeubles en construction. Refusant de rentrer chez lui, il dormait dans les locaux d'entretien mal fermés. Il finit par s'accorder à l'endroit, et une Araignée s'intéressa de trop près à lui. Elle s'aperçu que son corps obsédé par la routine était idéal pour une possession à long terme. Cette cohabitation modifia le corps du pauvre homme. Toute sa peau suinte maintenant d'un liquide visqueux, lui permettant d'adhérer aux parois verticales et horizontales (à l'envers). En s'écoulant, le liquide sèche et se transforme en toile d'araignée fine et résistante. Il ne se balance pas d'un immeuble à l'autre avec. Il habite dans une bouche d'aération qui s'ouvre au milieu de la paroi d'un building. Son talent de monte-en-l'air fait qu'il est le seul à pouvoir y accéder facilement. L'endroit en encombré de toile et regorge d'insectes prédigérés prêt à être absorbés. Il ne s'est pas encore attaqué à des êtres humains, mais s'il le fait il commencera certainement par débarrasser le quartier des originaux qui brisent l' éclat glacé des tours.

Les machineries des technocrates sont situées dans le sous-sol du Parvis. La grande dalle les protège.

Montmartre

18ème arrondissement

Le Sacre-coeur

L'ouvrage est dévouée au sacré coeur, celui de Jésus bien sûr. Son adoration perpétuelle est assurée la nuit par des croyants délégués tour à tour par les paroisses parisiennes. Jour et nuit des religieux se relaient pour prier pour le salut de l'âme des parisiens. Me voilà rassuré.

Le clos Montmartre

La célèbre vigne de Montmartre, orientée au nord, donne un vin dont la qualité a été améliorée voici peu. On y cultive 1500 pieds des cépages gamay et pinot noir, qui donnent 400 litres de vin chaque année. Les grappes, vendangées début octobre, sont protégées du bec des étourneaux et des merles par des filets en plastique.

Notre-Dame

Elle n'a sa place ici uniquement pour dire qu'elle n'abrite pas de node surpuissant, de congrégation importante du Choeur Céleste ou autres choses de ce genre. Elle a eu sa place au coeur de la Guerre d'Ascension pendant la Révolution, quand la Révolution la transforma en temple de la Raison, faisant fuir définitivement les Choristes. Depuis elle a été abandonnée par la communauté des Eveillés.

Pourquoi attire-t-elle donc tellement l'attention ? Parce que son parvis est le siège d'un omphalos de premier ordre. C'est autour de lui que ce sont réunies les population de Lutèce. Ce n'est pas pour rien que Paris est devenue la capitale de la France. Pourquoi croyez-vous que tant de gens s'accumulent là comme s'il n'existait aucune autre ville dans le pays ? Il y a forcément une explication irrationnelle. A moins que ça ne soit l'inverse, que l'omphalos soit apparu à la suite de la concentration de la population en ce lieu. Les archives ne remontent pas assez loin pour le dire, et les Ahl-i-batin, spécialistes de ce genre de phénomène, ont disparus. A noter que le 0 des bornes kilométriques des routes françaises marque précisément le coeur de l'omphalos, à quelques mètre en face des portes de la cathédrale.

Le Pere-Lachaise

Turos, un Euthanatos grec, veille sur le plus célèbre cimetière parisien. Ce jardin magnifique est la dernière demeure des défunts les plus connus de France. C'est aussi le cimetière "officiel" des Eveillés de la capitale depuis que Turos s'en occupe (1968). Pour chaque mage officiellement reconnu par le Conseil de Paris, il achète à ses frais une concession permanente. Il a enterré les plus grands mages, ceux qui ont fait le Paris "libre" d'aujourd'hui, les héros de la Résistance qui ont assuré la prévalence des Traditions.

20ème arrondissement A la Toussaint, le Conseil assiste à une cérémonie en l'honneur de ces héros. C'est le seul jour où le cimetière est ouvert aux Eveillés. Les mages de la procession, après s'être recueillis, passent devant leurs propres tombes. Ceci est censé leur enseigner l'humilité en leur rappelant leur mortalité, et les inciter à faire quelque chose de leur vie pour que leurs successeurs puisse se rappeler d'eux avec la même émotion et la même fierté qui les emplit ce jour-ci à l'évocation de leur prédécesseurs.

Si un mage commet une faute trop grave aux yeux du gardien du cimetière, il annule la concession. Il peut s'agir d'une trahison (que le traître se vende aux technomanciens ou aux nephandi), ou d'une faute qui peut paraître moins "grave", comme un acte de lâcheté, ou faire perdre sa dignité à un Dormeur. L'euthanatos étant très respecté (pour sa sagesse et son pouvoir), l'impudent perd tout statut auprès des mages de la capitale. Ainsi une tombe devient quelque chose qu'on peut perdre, et sa perte une honte.

Le Choeur Céleste voit d'un mauvais oeil sa présence dans le cimetière qu'ils ont eux-mêmes consacré, et refuse de prendre part à la cérémonie avec les autres. A la place ils se réunissent ostensiblement à la Basilique St-Denis, hors des murs de Paris, pour honorer le souvenir des Rois de France.

Pendant l'année, le gardien protège les tombes des convoitises. Certains s'intéressent aux restes de leurs semblables. Un mage pourrait vouloir récupérer la dépouille de son ennemi mortel et la pendre en quelque endroit ignominieux. Plus pratiquement, les cendres d'un Eveillé peuvent être utilisées comme focus pour utiliser son ancien pouvoir, ou encore invoquer son fantôme. On peut alors se faire passer pour lui auprès des esprits, et profiter de certains pactes ayant été signé par cet autre. Des dépouilles ont été enterrées alors que l'arme magique ayant servie à leur assassinat est encore fichée dans leur corps. Ces talismans ayant servis à tuer un Eveillé sont réputées maudits et on les ensevelit avec leur victime pour ne plus les revoir. Evidemment certains pensent qu'il ne s'agit là que de stupides superstitions et récupèreraient bien les précieux objets.

Récemment, après la tempête ayant secoué le pays au mois de décembre 1999, le cimetière a été fermé. Officiellement c'est par mesure de sécurité : des statues et des arbres sont tombés, et d'autres monuments sont en équilibre instable. En fait, les protections posées par l'euthanatos n'ont pas résistées au souffle du vent et sont tombées comme les autres. Des morts ont été dérangés, leurs fantômes en colère ont frappé au hasard. Certains ont essayé de se relever. Des vivants en ont profité pour tenter quelques raids (ils ont été assez mal accueillis par la population locale). L'ordre devrait revenir rapidement.

Le cimetière est aussi le rendez-vous des spirites. Certains visiteurs se livrent à d'étranges rituels, plantent des bougies dans la terre des sépultures, caressent pierres tombales et bustes de bronze, métal supposé "conducteur", afin d'absorber les influx bénéfiques. Ce sont des amateurs de magie et d'ésotérisme. Le Père-Lachaise serait en effet l'endroit le plus "chargé" de la capitale, caractéristique qu'il doit en partie aux nombreux médiums et mystiques qui y sont enterrés. La plus célèbre est assurément celle d'Allan Kardec (44ème div.). Son dolmen funéraire est la sépulture la plus fleurie du cimetière grâce aux nombreux adeptes, en majorité brésiliens, qui considèrent la dernière demeure du spirite comme leur Jérusalem. Il y eu une tentative avortée de plasticage de sa tombe en 1989.

"J'ai vu tout de suite que ce cimetière n'était pas comme les autres... Celui-ci appartient déjà à l'autre monde par sa porte en demi-lune, la pente douce de ses verts paradis, la rocaille tortueuse de ses mausolées. Avant d'y pénétrer, on devine qu'on ne fera jamais le tour, qu'on ne parviendra pas à épuiser le labyrinthe de ses allées, ni les prières ni les promenades qu'elles suggèrent. Cette chapelle qu'il faut gagner par paliers, cet azur allégé au-delà des cheminées, ces peupliers fervents, comme des cyprès bien tempérés, c'est un coin céleste soudain dans une banlieue de faits divers et, dans la symphonie qu'on laisse derrière soi, c'est aussi un point d'orgue, de grands orgues.
... Parti d'un bon pas, je ne tardais point à m'égarer... Je perdis le fil du système... pour m'enfoncer davantage au fond d'un taillis chaotique de chapelles dentelées, de temples arides, de tumulus cubistes, de pagodes biscornues, de blockhaus funéraires et d'édicules votifs où le fer forgé, le marbre, le granit, se chevauchaient à l'envie. Il s'en dégageait une majesté cosmique et brouillonne, comme si la création entière y fût empilées... et l'impression qu'en fouillant plus avant on y trouverait Adam et Eve.
... Ici c'était la vraie ville des morts, en marge de l'autre, avec ses palais et ses taudis, ses fastes superbes et ses humilités agressives."

Antoine Blondin, "l'humeur vagabonde", La Table Ronde, 1955

A noter que cet Euthanatos ne délivre pas la Bonne Mort.

Entéléchie 7 Volonté 8
Entropie ····· Esprit ··· Prime ···

Le Finnegan's Wake

Au 9 rue des Boulangers vous trouverez le Finnegan's Wake, le plus vieux pub de Paris. Tenu par Finnegan, un colosse irlandais Onirologue, ce pub a, en plus d'une vocation conviviale, une ambition culturelle. Digne héritier des bardes de son pays, Finnegan organise des soirées pour les amoureux de la culture celtique. Cours de gallois le lundi, de breton le mardi, de gaélique le mercredi soir. Le dimanche soir est réservé à de la lecture de poésie. L'établissement est ouvert tous les jours de 11h à 1h30 et le week-end à partir de 18h. On se croirait dans le Dublin du siècle dernier, avec deux salles en pierre et poutres apparentes.

Grand fan du dieu Thor, il bat des esprits dans des défis de résistance à l'alcool, puis les emprisonne dans des bouteilles de spiritueux ("Ca parait logique, non ?"). Il vend ces bouteilles aux Eveillés. Si on lui reproche ces pratiques propres à choquer un chaman, il se justifiera par la licence que lui a accordé l'état français, qu'il a fait inscrire explicitement sur sa vitrine : "licensed to sell wines and spirits". Il ne se formalisera pas, ce grand gaillard à la barbe rousse offrira plutôt un verre de sa meilleure bière pour discuter avec son visiteur, et en général on ne tarde pas à entendre ses rires tonitruants fuser à travers la pièce, accompagnés par ceux de son nouvel ami.

5ème arrondissementDans la cave, un corps est enterré. Un node s'est développé autour, s'accordant à sa résonance. Un tonneau de Guinness vieillit au-dessus. Des pintes ne sont servies qu'aux mages. Ce liquide épais et sombre n'est rien d'autre que du Tass à boire. Demandez au comptoir de la "Guinness noire" (1000 francs la dose, ce n'est pas donné). Il n'en sert pas à tout le monde. S'il lui en reste à la fin de la semaine, et que des inconnus viennent lui en demander à la fin de la soirée poésie, il triple le prix.

Une cuvée spéciale fermente au contact même du corps. C'est une expérience en cours, Finnegan n'ose pas encore la boire de peur de ne pas laisser le processus de bonification, de quelque nature qu'il soit, arriver à son terme. Il n'est pas du genre à gâcher la marchandise.
Il s'est éveillé dans cette cave, en découvrant le corps, ce qui a donné son nom au pub (bien sûr il racontera une toute autre histoire).

En bon Onirologue son node sert aussi à maintenir l'existence de quelques esprits du grain et de la bière (voir Grain dans Axis Mundi : the book of spirits). Un jaggling habite là, accompagné par quelques gafflings. Il se matérialise parfois en une fraîche campagnarde aux charmes généreux les soirs de beuveries pour aider Finnegan à faire le service. Finnegan peut l'appeler à la rescousse en cas de problème, il lui suffit d'aller boire une pinte de bière dans n'importe quel pub de la ville et de l'invoquer pour qu'elle se manifeste immédiatement.

Volonté 5 Rage 6 Gnose 6 Pouvoir 50
Charme : Sens de l'orientation umbral, Désorienter, Inciter à la frénésie, Perturber la réalité, Changer de forme, Soigner, Se reformer (dans un lieu de beuverie : 10 Po.)

Dans la tradition directe de l'histoire de Perséphone, Grain est un esprit de l'été qui l'hiver va rendre visite aux morts dans les catacombes pour les reconforter. Elle n'en dit rien à Finnegan, elle disparaît juste sans rien dire.

Par jeu, il a affiché cet extrait de Kafka, La colonie pénitenciaire, sur un mur.

Au rez-de-chaussée d'un immeuble se trouvait une salle profonde, basse, semblable à une caverne et dont les murs et le plafond étaient brunis par la fumée. Du côté de la rue elle était tout ouverte. Bien que cette maison de thé ne se distinguât pas beaucoup des autres maisons de la colonie qui étaient toutes très délabrées, sauf les palais du quartier général, elle produisait sur le voyageur l'impression d'un souvenir historique et il sentit la puissance des anciens temps. Il se rapprocha, suivi de ses deux compagnons, passa entre les tables vides de la terrasse et respira l'air froid et croupi qui venait de l'intérieur.
- Le vieux est enterré ici, dit le soldat, le curé lui a refusé une place dans le cimetière. On s'est demandé un certain temps où il fallait l'inhumer, on a fini par le mettre là. L'officier ne vous en a certainement rien dit : c'était naturellement ce qui lui faisait le plus honte. Il a même essayé plusieurs fois, la nuit, de déterrer le vieux, mais on l'a toujours chassé. - Où est le tombeau, demanda le voyageur qui ne pouvait croire le soldat.
Le soldat et le condamné le précédèrent aussitôt en montrant de leurs mains tendues l'endroit où devait se situer le tombeau. Ils conduisirent le voyageur jusqu'au mur du fond contre lequel s'alignaient quelques tables entourés de clients. C'étaient probablement des ouvriers du port, des petits hommes avec de petites barbes noires et brillantes. Ils étaient tous en bras de chemise et ces chemises étaient déchirées, bref de pauvre gens humiliés. Quand le voyageur s'approcha, quelques-uns se relevèrent, se pressèrent contre la muraille et le regardèrent venir.
- C'est un étranger, chuchotait-on autour de lui, il veut regarder le tombeau.
Ils repoussèrent l'une des tables sous laquelle se trouvait, de fait, une pierre tombale : une simple pierre, assez basse pour disparaître sous une table. Elle portait une inscription en caractères minuscules; le voyageur dut s'agenouiller pour la lire. L'épitaphe disait : "Ici repose le vieux commandant. Ses fidèles, qui n'ont plus le droit de porter un nom, lui ont creusé cette tombe et consacré cette pierre. Une prophétie nous assure qu'au bout d'un certain nombre d'années le commandant ressuscitera et, partant de cette maison, emmènera tous ses fidèles reconquérir la colonie. Croyez et attendez."

Il s'intéresse peu à la politique inter mages. Il prend naturellement part au combat contre la Technocratie, surtout en renforçant le moral des troupes et en instaurant une atmosphère bon enfant entre les cabales qui ne s'apprécient pas forcément.

Charisme ····· Force ···· Vigueur ·····
Résistance à l'alcool ····
Entéléchie 6 Volonté 9
Esprit ·· Prime ··· Psyché ·· Matière ··
Node ···· Alliés (esprits) ···· Fétiche (nombreux talens en bouteille) ····

Shakespeare & Co.

5ème arrondissement "Ne soit pas inhospitalier avec les étrangers, ce sont peut-être des anges déguisés"

Ces mots sont inscrits sur un mur de la librairie Shakespeare & Co. au 37 rue de la Bûcherie, sur le quai en face de Notre-Dame. Ils résument bien l'esprit de la maison. Georges Whitman, Bostonien qui a jeté l'ancre en face du Petit-Pont depuis août 1951, est sans doute un des derniers héros d'une vie de bohème dont ce quartier fut jadis le havre. Un monde entier de lecteurs a défilé chez lui, et parfois y est resté. Cette librairie est aussi un drôle d'hôtel où, entre deux étagères d'éditions rares, on peut rencontrer un jeune voyageur qui dort, ou rédige son journal. Georges aime accueillir les globe-trotters en n'exigeant d'eux qu'un loyer littéraire : lire un livre par jour et écrire leur vie. Dans ce joyeux capharnaüm humain et livresque, deux lits encombrés de cartons attendent les prochains visiteurs.

Petit fils du poète Walt Whitman, auteur célébré de Les Dormeurs ("J'ai rêvé dans mon rêve tous les rêves des autres rêveurs, et je suis devenu ces autres rêveurs"), il écrit avec passion. Chaque soir il ferme sa boutique et monte à l'étage pour s'asseoir à son bureau, évitant soigneusement de s'abîmer dans la contemplation de la cathédrale dressée juste devant sa fenêtre. Il allume soigneusement sa lampe à huile. On peut la voir briller très tard tous les soirs. Plantée dans son pot à crayon, sa meilleure plume l'attend. Le fond du pot est empli d'un sable doré et brillant, légèrement lumineux dans l'obscurité. Dès qu'il prend la plume, il oublie le reste et se plonge dans ses cahiers, prit d'un impérieux besoin d'écrire. Dans son excitation il ne se rend pas compte qu'il n'utilise pas d'encre et ne fait que tremper régulièrement sa plume dans le pot de sable. Pourtant la plume laisse une trace noire quand il la gratte contre le papier. Il ne saurait dire d'où lui vient le sable. Il lui semble que cela à un rapport avec le bibliothécaire qu'il a rencontré il y a longtemps chez Hinnegan, son fournisseur de livre. Un certain Lucien. Son fournisseur est le dernier artisan à faire le papier lui-même, à tanner le cuir des couvertures, et à relier les livres à la main. Il ne vend que des livres et des cahiers vierges : il préfère les livres qu'on peut écrire à ceux qu'on peut lire.

Georges ne passe pas sa vie enfermé dans son magasin. Il aime faire la tournée des bibliothèques et des libraires de la ville. Il est reconnu par tous les bouquinistes. Sa manie : déplacer les livres sur les présentoirs. Il place ceux qu'ils n'aime pas en dessous des piles de bouquins, et sort ses ouvrages préférés des rayons pour les mettre bien en évidence.

Son pire défaut est sa tendance à la mythomanie. Il prétend pouvoir obtenir des inédits de Shakespeare et des poèmes perdus de Keats. Si on lui parle d'un manuscrit de Lord Byron complètement imaginaire retrouvé récemment dans un grenier en Angleterre, il prétendra en avoir déjà entendu parler, ou l'aura même peut-être lu. Il ne pourra pas se procurer le précieux original, mais, pour ses meilleurs clients, il pourrait bien en avoir une copie.
Et de fait.
Sauf qu'en fait de copie c'est lui-même qui imagine les divagations des auteurs anglophones les plus connus. Il se plonge dans leur biographie, dans leur oeuvre, et écrit ce qu'il auraient pu écrire. Ou mieux, ce qu'ils auraient voulu écrire. Le plus étonnant est que même les clients les plus érudits se laissent prendre, et repartent très satisfaits de leurs découvertes. Le marché international du livre s'étonne tous les ans. tampon ornant la première page de tous les livres vendus ici

Oscar est un chat noir très pantouflard qui ne quitte pas la librairie. On le voit parfois derrière les présentoirs en verre à moitié ouvert, se mettant loin des mains inquisitrices des flâneurs qui voudraient le caresser.

On trouve dans le magasin un puit à souhaits, où on peut lancer une pièce et faire un voeu. En fait de puit c'est simplement un petit renfoncement dans le sol, entouré d'un garde-fou en fer forgé sur lequel est placé un carton plein de livres, ce qui fait qu'on ne l'aperçoit pas tout de suite.

Les fans de Joseph Campbell se réjouiront : on trouve The hero with a thousand faces bien en évidence.

[Georges Whitman est un Dormeur dont la brève rencontre avec Lucien, le Bibliothécaire des Rêves, a changé la vie. Il a acquit une forme spécialisée du Trait Rêve, et peut accéder inconsciemment à la bibliothèque de Lucien. Il peut de ce fait vraiment écrire les livres que d'autres ont rêvé d'écrire. A cause de ses origines, il ne peut incarner que les célèbres auteurs anglophones.
A noter que Georges n'est pas un personnage inventé : il tient vraiment cette boutique, est vraiment le petit-fils du poète, et invite des voyageurs chez lui. Pour la rencontre avec Lucien, je ne suis pas sûr.]

Rêve (version spécialisée) ·····

Deux tableaux noirs entourant la vitrine de la librairie

PARIS WALL NEWSPAPER - AUTUMN 96
AS BOOKSELLERS TO THE WORLD FOR MANY YEARS WE HAVE CELEBRATED CERTAIN ANNIVERSARIES SUCH AS JUNE 16TH1093 WHEN THE JOY OF ULYSSES AS WRITTEN BY JAMES JOYCE TAKE PLACE IN DUBLIN. WE ALSO LIKE TO COMMEMORATE MAY 31TH 1855 - WALT WHITMAN'S 45TH BIRTHDAY WHEN LEAVES OF GRASS CAME OFF THE PRINTING PRESSES IN BROOKLYN, NEW YORK : THE POET AS WELL AS BEING A JOURNALIST WAS ALSO A SKILLED PRINTER & HELPED SET UP THE TYPE FOR THIS BOOK. A FACSIMILE OF THIS FIRST EDITION WAS STOLEN BY A WELL KNOWN EXPATRIATE AMERICAN AUTHOR WHO HAS LIVED FOR MANY YEARS IN FRANCE.
THIS YEAR WE ARE CELEBRATING OUR OWN ANNIVERSARY WE ARE CELEBRATING THE SLIGHT MODIFICATION IN THE AFFAIR OF MANKIND THAT OCCURED ON AUGUST 15TH WHEN WE FIRST OPEN OUR DOORS. HOW MANY KNOW THAT IN THE 16TH CENTURY THIS PLACE WAS A MONASTERY CALLED A MAISON DU MOUSTIER. HOW MANY KNOW THAT IN MEDIEVAL TIMES EACH MONASTERY HAD A FRÈRE LAMPISTE WHOSE FUNCTION IT WAS TO LIGHT THE LAMPS. HOW MANY KNOW THAT I AM YOUR FRÈRE LAMPIER BECAUSE WHEN I OPENED THIS BOOKSHOP I ALSO INHERITED THE ROLE OF THE MONK WHO LIGHT THE LAMPS AT NIGHT FALL.
Amitiés Sincères.