Rue Watt

De Paris by Night
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Vous n'auriez jamais du y aller ! Je vous avais pourtant dit qu'avec les forces en présence vous n'aviez aucune chance d'apprendre quoi que ce soit... Jeune sot, pitoyable marionnette ! Comment osiez-vous penser ne serait-ce qu'une seule seconde ne pas subir une cuisante défaite ? Remarquez bien que la disparition de vos compagnons m'attriste au plus au point, mais que voulez-vous, ils ont eu les yeux plus gros que les dents ! Ah, j'allais oublier, veuillez m'excuser mais je vais être obligé de prendre à votre égard de radicales mesures. Bien sûr, n'y voyez rien de personnel...

Jéhovah, Primogène Nosferatu.

Situation géographique

Non loin de la fin de la rue de Tolbiac, dans le 13ième arrondissement, elle rejoint les quais en passant sous les voix de chemin de fer qui aboutissent gare d'Austerlitz. Elle se trouve donc entièrement recouverte par des ponts métalliques.

Historique

À l'origine, la rue Watt servait de voie de dégagement pour les magasins généraux de Paris, quai de la gare, où étaient entreposées les diverses marchandises qui aboutissaient dans la gare de marchandise de Tolbiac. Ouverte en même temps que cette dernière, la rue date donc du début de la révolution industrielle. Mal éclairée, elle acquière très vite une réputation de véritable coupe-gorge. Lors de l'agrandissement du 13ième arrondissement jusqu'à Ivry-sur-Seine, et après la création des boulevards des maréchaux de la petite ceinture que desservait originellement une ligne de chemin de fer circulaire, la rue perd son status de voie de dégorgement mais reste ouverte à la demande d'artistes inspirés par son étrangeté. Ce lieu, devenu un véritable culte, devint un des lieu les plus pittoresque du Paris intra muros. Lorsque ferme la gare de marchandise de Tolbiac, supplantée par celle de Bercy, plus moderne et mieux desservie, la mairie de Paris décide alors d'une vaste restructuration du quartier qui transformera longuement le quai de la gare en vaste terrain vague où s'affronteront nombre de promoteurs immobiliers.

Lorsqu'est prise la décision de rénover profondément le quartier et d'y construire, outre des immeubles de grand standing mais également plus de 300.000 mètres carrés de bureaux ainsi que la Très Grande Bibliothèque, des comités de quartiers soutenus par de nombreux artistes parisiens dont ceux des anciens entrepôts frigoriphiques, s'y opposent fermement. La raison invoquée était simple: La disparition d'un quartier populaire dont l'histoire, au point de vue de l'économie parisienne, était chevillé à celle du 19ième siècle de la capitale. Malgré une semaine complète de concerts et de spectacles en son sein, et sur la demande expresse de la direction de la voirie et de l'urbanisme, la rue Watt fut murée en 1993. Réouverte en 1998, elle rattache à présent les nouveaux quartiers d'habitation au bas de la rue Chevaleret et reste, encore à ce jour un lieu mystérieux de Paris. Sa survie, toujours menacée n'est due qu'à l'importance des voix la recouvrant: celle de la gare d'Austerlitz et du RER C-sud.

La sombre réalité

Depuis sa création, la rue watt, de part l'obscurité perpétuelle dans laquelle elle est plongée, à toujours attiré les fanatiques de mystère, les créatures de la nuit et les margoulins de tout accabis. D'improbables marchés s'y échangeaient entre marins du port de Tolbiac, traffiquants en tous genre et pègre locale. Lorsque Satomé prend le titre de bourgmestre, au début des années 70, elle ne peut ignorer l'importance de cette économie parallèle et en prend le contrôle afin d'éviter que la communauté chinoise déjà fortement implantée, ne s'en voit renforcée. Ce brusque regain d'intérêt de la part de Caïnite pour l'échangeur Tolbiac-Quai de la Gare-Petite ceinture ne put échapper à Jéhovah. Qui plus est, le vaste réseau de galeries et de catacombes qui courait sous le quartier était duement contrôlé par le clan Nosfératu depuis des siècles. Lorsque les opérations immobilières commencèrent, sous l'égide des nouveaux Ventrues, le coin devient rapidement une ligne de front où ces derniers et les Brujahs commencèrent à se livrer un combat politique discret bien que féroce.

Cette concentration de forces n'est pas du tout du goût du primogène Nosfératu: Depuis quelques siècles, il se livre à d'importantes fouilles dans les sous-sols locaux à la recherche d'une chose qu'il qualifie, lui même, de « primordiale et fort conséquente ». Sachant, de plus, que la chantrie Tremere louche depuis quelques temps vers le même endroit que lui, Jéhovah se met à redoubler d'efforts au niveau de ses recherches. L'accord de principe, qui fut établi entre Satomé et le producteur en 1991, pour la défense des anciens frigos du quai de la Gare, fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

Jéhovah ne pouvait plus permettre une telle concentration de groupes d'intérets à l'endroit même où il avait fait une découverte surprenante. Si les agissements de la surface lui semblaient fort innocents quant à ses recherches, il lui devint nécessaire de mettre fin aux incessants allés et venues au alentours de la rue Watt. En effet, dans les plus inaccessibles et profonds souterrains, il avait enfin trouvé un éléments excessivement important au sujet d'un vaste projet. Bien sur, il n'avait que peu d'avance face aux Tremeres qui le talonnaient de près. C'est donc sous la fallacieuse raison de permettre le début des nouvelles constructions du quai de la Gare, afin de permettre aux nouveaux Ventrues de planter une épine dans le pied de Satomé, qu'il obtient de Villon la fermeture de la rue Watt en 1993. C'est en prenant connaissance de l'incident advenu à l'ambassadeur Giovanni, que le primogène Nosfératu sait réellement qu'il cherche au bon endroit. malgré tout, il lui faudra encore trois longues années avant de mettre la main sur ce qu'il cherchait...

Liens et Photos

Sur google maps : http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&ll=48.827012,2.380536&spn=0.005015,0.013561&t=h&om=1

La Rue watt