Le Serment du Roi décapité

De Paris by Night
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Membres

Pascal Guyodt, Satomé, Ancel Clairier, Benjamin Delôrme

But apparent

Fomenter la révolution qui fera de Paris la première grande ville Anarch Européenne

But réel

permettre aux membres de continuer à asseoir leur hégémonie sur la population Anarch afin de satisfaire leurs dessins personnels.

Historique

Révolution de 1789

En 1793, alors que la Terreur dictait ses lois, il ne restait déjà plus comme aîné au clan que Léonide, puissant Brujah de 6e génération. La plupart des autres avaient été détruit par le clan Ventrue qui avaient cru, à tort, pouvoir ainsi tuer la révolution dans l’œuf. Léonide, qui pendant quatre siècle avait œuvré à la chute de la monarchie, était peu à peu submergé par sa propre fureur. Oubliant sa sagesse tant admiré par l’ensemble des Brujahs idéalistes parisiens, il avait durci le mouvement révolutionnaire à tel point, que le clan ne continuait à lui obeïr que par la crainte qu’il lui inspirait. S’appuyant sur « les montagnards », il s’était rendu responsable de tous les excès qui caractérisent, encore maintenant, la période de la Terreur. Mais les leaders charismatiques humains, au fil des exécutions se faisaient de plus en plus rare et le mouvement Brujah commençait à être particulièrement isolé. Léonide aveuglé par sa folie, persévérait cependant dans cette voie, s’imaginant déjà à la tête d’une nouvelle Carthage. Il en était encore à se demander lequel de ses fidèles avait cherché à lui nuire, en contrôlant Danton et ses indulgents, quand les nouveaux Archons, renseigné par le sage clan Nosferatu, lui tombèrent dessus. Le jour suivant, 28 juillet 1794, ce fut au tour des Brujahs Iconoclastes de Léonide, d’être détruits, attaqué en plein jour dans leurs havres, par des goules du clan Toréadors. Du point de vue humain, la destruction de Léonide marqua la fin de la Terreur et le début de la Convention Thermidorienne. Les Brujahs idéalistes n’eurent pas le loisir d’utiliser les pions humains qui pouvaient leur rester dans les instances politiques. Ne disposant plus d’aucun soutien dans la population vampirique, il leur fallu disparaître quelques temps….

L’assassinat de Léonide leur avait finalement permit de sortir d’une situation inextricable, car aucun des Brujahs, en servant l’ancien, ne ressentait encore dans ses actes, les raisons pour lesquels il avait crû à la révolution. Et aucun d’entre eux n’avait été capable de se défaire de son empreinte. Les infants de Léonide, Catherine Agdalene et Pascal Guyodt, avaient bien cherché à contrecarrer leur sire, en lançant les indulgents contre la Terreur… mais l’exécution de Danton leur avaient paru inévitable, comme un pion sacrifier à leur mauvaise conscience. D'autre part, pas un des Brujahs survivants ne doutaient du sort à présent réservé à leur révolution. les Toréadors, fort d’un nouveau chef, allaient établir le régime politique humain qui servirait au mieux leurs intérêts, et rien dans la hiérarchie Caïnite ne serait changé. L’exécution de Louis XVI et la fuite des Ventrues, n’était donc qu’une victoire marginale, le symbole d’un changement possible, pour lequel les Brujahs Idéalistes devaient oeuvrer.

Le serment

C'est pourquoi, malgré les remords inspirés par les massacres de la Terreur, les neufs survivants prêtèrent le serment de continuer la lutte ensemble, jusqu’à la destruction, s’il le fallait. Ainsi apparu la coterie du Serment du Roi décapité, dirigée par Catherine Agdalene, qui, étant la plus expérimentée d’entre tous, devint aussi la nouvelle Primogène du clan.

La commune

Au cours du 19e siècle, la coterie fut très active aussi bien sur les plans des idées, inspirant la plupart des courants idéologiques d'extrême gauche, que sur le plan des actes. Même si les différentes individualités du clan oeuvraient séparément, elles se réunissaient toujours derrière Catherine Agdalene dans les insurrections fomentées contre le Pouvoir vampirique en place. Le mouvement échouait à chaque fois, entraînant systématiquement la destruction de son cortège de Brujahs iconoclastes. Cependant, il régnait un tel mystère autour de la coterie, que les membres du Serment, organisés et discrets, échappaient généralement aux représailles Ventrues ou Toréadors. Catherine Agdalene, notamment, s'était taillé sa place à la Cour et peu se doutaient de ses réels agissements. L'activité de la coterie atteint son paroxysme avec la Commune. Les Brujahs idéalistes crurent, toutefois, un peu trop vite à la victoire, négligeant la puissance de leurs adversaires. En même temps que les Communards étaient massacrés, la plupart des membres de la coterie furent détruit, et notamment Catherine et tous ses infants. Il restait alors quatre survivants : Pascal Guyodt, Satomé, Ancel Clairier et Benjamin Delôrme, qui comprirent un peu tard les manipulations dont ils avaient été victimes. En fait, durant tout le 19e siècle, Brujahs et Ventrues s'étaient mutuellement neutralisés tandis que le Prince organisait la stabilité de son règne. Tant cet état de chose que les massacres de la Commune rappelaient par trop aux idéalistes les circonstances de l'échec de la révolution française. Sans renoncer à leur objectif final, ils durent admettre que les insurrections armés (dont chacun au sein de la coterie se lassait) n'étaient plus possibles. De plus, ils furent obligés de négocier leur non-vie avec le Prince, celui-ci les épargnants en échange de leur aide pour instaurer un régime politique républicain. Villon n'avait, en effet, aucun intérêt à voir disparaître les plus anciens d'un clan qui canalisait si bien toute la haine des Ventrues.

Fin d'une Coterie

Ainsi, les membres du Serment en vinrent naturellement à changer leur stratégie. Chacun œuvra individuellement à agrandir son influence politique et à s'intégrer à la Cour. Officiellement, la coterie n'existait plus, toute personne s'en réclamant encore, étant condamnée à une chasse de sang. Cette politique, en surface radicale, mystifiait le Serment, aux yeux des jeunes Brujahs qui rêvaient de temps révolutionnaires qu'ils n'avaient pas connu. Ainsi, chacun des quatre recruta séparément sa propre clientèle de Brujahs et d'Anarchs, se présentant à la limite comme seul survivant d'une coterie à présent disparu. Ainsi le Serment, n'ayant en lui même, plus aucune activité, le secret de son existence était d'autant mieux gardé. Dans les années 1950, plus personne ne pensait au Serment, et celui qui s'en serait réclamé aurait passé pour un Anarch légèrement mythomane, voir un Malkavian.

Mai 68

Toutefois, à partir de cette période, les réunions du Serment reprirent, ne serait ce que parce que chacun de ses membres avait développé une influence suffisamment importante pour piétiner celle des autres. Les nuits se perdaient en âpres négociations et il devenait clair que le Serment avait définitivement changé de visage. De plus, chacun, dans le demi siècle précédent, avait élaboré sa propre théorie du « coup d'état » et cherchait à l'imposer aux autres. Les choses allèrent ainsi jusqu' en mai 1968 où de jeunes Brujahs idéalistes, ne reconnaissant aucune des quatre autorités du clans, se lancèrent dans une nouvelle révolution. Les membres du Serment, autant blessés dans leur orgueil que convaincus de l'échec d'une telle entreprise, n'intervinrent pas. Les infants de 68 furent en grande partie détruit par les Ventrues, et le Serment perdit une partie de sa clientèle Anarch qui perçu assez mal une telle inertie.

De nos jours

Depuis lors, les réunions de la coterie se sont accentués. Le Serment, aussi bien intégré à la Cour qu'implanté parmi les Anarchs, reprend le goût de l'insurrection. Et même si chacun de ses membres ne reconnaît pas d'autorité Brujah supérieur à la sienne, tous se rallieront à la stratégie qui paraît la meilleure pour renverser le Pouvoir.