La Goutte d'Or

De Paris by Night
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"Désolé Momo! Vois-tu, j't'aime bien, mais là, y'a comme qui dirait un léger problème… Y'a un mois, on te déposait 100 kilos de blanche pure à 100%. T'es d'accord jusque-là ? Que tes petits refourgueurs se soient fait serrer et que t'aies pas pu ramener d'oseille, passe encore. Mais que lorsqu'on vient récupérer la came, elle ne soit plus qu'à 90%, ça veut dire que tu essayes de nous mettre de 10 kil'… Tu nous prends pour des cons ou quoi ? Tu vois, Momo, qu'un merdeux comme toi essaye de m'enculer, je peux vraiment pas le digérer !"

Eric Ozenki, Goule au service du Duc.

Localisation géographique

Le quartier de la Goutte d'Or est situé à l'est du 18ième arrondissement, dans le carré dont les côtés sont la rue de Doudeauville, la rue Marx Dormoy, le boulevard de la Chapelle et le boulevard Barbès.

Historique

Comme Montmartre, la Goutte d'Or ne devint réellement un quartier de Paris qu'à partir du milieu du 19ième siècle. Son nom provenait de son passé de champs de blé, de moulins, mais surtout des pressoirs où se fabriquait le vin des vignes de la Butte. Lorsqu'arrive la révolution industrielle et la création de la gare du Nord et de son réseau ferroviaire, une importante main d'œuvre, issue essentiellement d'Auvergne et des mineurs de fond d'un Nord de la France de plus en plus sinistré, vint s'installer aux abords du chantier. Un grand quartier ouvrier se bâtissait déjà. Les constructions, de qualité plutôt médiocre, bâtis au fur et à mesure des besoins en main-d'œuvre, en firent un réseau de petites rues, sans grandes artères car datant d'après les grands travaux du baron Haussmann.

C'est après la Grande Guerre que beaucoup d'anciens enfants de troupe en provenance des colonies d'Afrique du Nord s'y installèrent. La structure du quartier prit alors ce petit côté "souk" méditerranéen d'immeubles de bas étages, de cours et d'arrière-cours où tout s'échangeait tout contre n'importe quoi. L'appel à la main d'œuvre étrangère pour les reconstructions dues au deux guerres mondiales en fit un quartier de métissage important, une enclave limitrophe de la capitale. Pendant la guerre d'Algérie, la Goutte d'Or, habitée par plus de 50% de Maghrébins, fut soumise au couvre-feu et ses habitant duement rackettés par le F.L.N. Cela n'aida pas le quartier à se rénover et il fut décrété comme « insalubre » par les autorité dès le début des années 60.

Abandonnée à son triste sort, la Goutte d'Or, en l'absence d'autorités compétentes vit proliférer une importante pègre locale ainsi qu'un important réseau de prostitution dont les ramifications s'étendaient de la place de Clichy jusqu'aux halles de Paris. Attirée par le très faible coût des loyers, une forte population d'origine noire africaine s'y installa dès le début 70, malgré les querelles incessantes qui l'opposait aux immigrés nord-africains.

L'effondrement de plusieurs immeubles, l'augmentation de la criminalité obligèrent les autorités à réagir et un vaste plan de rénovation fut lancé sur le quartier. A présent, nombre des immeubles de la Goutte d'Or ont été rénovés et dépendent de l'office des H.L.M. de Paris. L'image du quartier reste, pour les non-résidents, celle d'une « zone », d'un coin où il ne fait pas bon s'oublier le soir alors que les habitants, parfaitement intégrés, estiment qu'il n'est pas pire qu'un autre, qu'il ne s'agit que d'un village ayant ses us et coutumes. On y note malgré tout une forte présence policière et ne sont pas rares les CRS y patrouillant en tenue de "robocop".

La sombre réalité

Avant même la présence Camariste sur Paris, les Ravnos y avaient déjà tissé d'étroits liens avec la grande briganterie. C'est donc, par respect pour cette présence, mais également pour celui qui lui « tendit la main », que Villon accueillit le Duc sans rechigner. Ce dernier devait gérer les différentes activités illégales et se voyait, d'un autre côté, ouvrir les portes de la capitale. Lorsque les nouveaux quartiers s'ouvrirent à la vaste main d'œuvre qui venait chercher fortune, certains vampires y trouvèrent l'occasion d'y faire fortune. Ce fut le problème de la Goutte d'Or.

Le Duc laissa prospérer les affaires de ces jeunes caïnites afin de ne pas fatiguer ses ouailles dans de sombres magouilles, mais tout en gardant un œil rivé sur le quartier par l'intermédiaire des « apaches », brigands mi-bohème, mi-dandys, qui défrayaient alors la chronique sur les grands boulevards ainsi qu'au sein des estaminets de Pigalle. L'arrivée en masse d'immigrés des pays du Maghreb lui permit, à la suite de la victoire de 1918, de faire main basse sur le quartier: les vampires qui n'acceptaient pas de "céder" leurs criminelles concessions furent impitoyablement châtiés. Les « Apaches », seuls témoins de cette prise de contrôle, disparurent fort rapidement, soit sous les balles des forces de l'ordre, soit déportés à Cayenne où la « Veuve » du bagne, autrement dit la guillotine, coupa fort court à toute velléité de témoignage…

Les années folles battaient leur plein, la drogue, le jeu et la prostitution également… Donc, l'argent coulait à flot pour le plus grand bonheur de Villon, intéressé à 30% et du Duc. Pourtant, les années sombres pointaient déjà leur nez ! Paris occupée: Le régime en vigueur, soutenu par les Tremeres coupa la main (mise) des Ravnos. Villon, rapidement renforcé par le Duc et les survivants du clan parisien, entrèrent dans l'ombre. Marik cessa de s'occuper de la pègre afin de tirer un maximum des membres de son peuple des griffes de l'occupant. La libération, ainsi que le grand nettoyage qui s'en suivit, vit arriver sur la Goutte d'Or une nouvelle vague d'occupants avec laquelle l'ancien Ravnos n'avait que peu de contacts. Profitant des évènements d'Algérie, il soumit le quartier à la terreur. Sûr de la présence de Séthites infiltrés, il fait ordonner le couvre-feu et rançonne les familles qui tendent vers de « nouveaux maîtres ». Le quartier sombre dans une somnolence fortuite, se saigne dans d'obscures guerres de bandes et retombe entre les main d'un Duc encore plus présent, s'étant installé dans un ancien cinéma porno de Barbès fin 1974.

Pourtant, le rapport effort/prix n'est plus ce qu'il était… Marik, n'ayant que peu à insister, voit le Prince, au début des années 80, lancer une vaste opération de ré-assainissement de la Goutte d'Or. Les immeubles insalubres sont détruits, les Habitations à Loyers Modérés fleurissent et les affaires reprennent. Depuis, le Duc règne à nouveau en maître incontesté et incontestable sur la pègre parisienne, et s'entend, quant à l'étendu de son influence, avec son actuel bourgmestre, pathétique marionnette posée tel un macarron sur un pare-brise par Villon ainsi qu'avec l'autre ancien du 18ième.