Paris anarchs

De Paris by Night
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Les Anarchs

Les anarchs ne sont jamais présentés à la Cour. Et pour la plupart, leur plus grand désir est de mettre à sac le Louvre. Les Anarchs se divisent en groupes indépendants qui se côtoient, se haïssent et souvent se livrent à des guerres de territoire.

Zone d'influence

Loin de dominer l'ensemble de la région parisienne, fortement surveillée par les Archons, leur zone d'influence se limite généralement à une seule cité. A partir de cette base, les groupes les plus violents et les plus manipulateurs vont conquérir d'autres cités, qui seront autant de satellites gravitant autour de la cellule de base. Mais un groupe peut, du jour au lendemain, se retrouver sans territoire, délogé par une faction ennemie ou un Archon. En général, « les groupes errants » s'exposent à une destruction rapide et totale et choisissent souvent de se terrer dans un trou au fin fond de la ligne du RER, vierge de toute influence vampirique, à moins qu'ils ne préfèrent lancer leur dernière et sanglante équipée sauvage sur Paris, transformant le maintien de la Mascarade en un véritable casse-tête pour les Bourgmestres et les Archons.

Anarchs et politique parisienne

Le paysage urbain permet aux anarchs d'être nombreux et relativement puissants, et un observateur attentif ne pourra s'empêcher de voir dans ce phénomène une conséquence des grandes campagnes immobilières menées par les Nouveaux Ventrues dans les années soixante, sur suggestion... de Villon, qui maintient ainsi un climat de paranoïa à la Cour, encerclée selon certains alarmistes d'Anarchs sanguinaires, et remporte ainsi les suffrages de ses sujets, en maintenant l'ordre et les privilèges établis. Dans le même ordre d'idée, la campagne immobilière actuelle, menée dans le Paris intra muros (NDLR : qui vise à « réhabiliter » des quartiers populaires en en expulsant les occupants démunis et en rasant les immeubles insalubres), permet de créer une masse de SDF, fort prisés par le clan Nosferatu. Mais le Prince n'est cependant pas le seul à faire une utilisation politique des Anarchs, les réseaux parallèles que créent ces derniers profitant par exemple au Duc. Mais on pourrait également citer la faction néo nazi des Brujahs iconoclastes, adeptes du Primogène Ventrue, ou bien encore les manipulations douteuses des Brujahs idéalistes.

Ce sont les cités de la région parisienne les plus excentrées qui, délaissées par les Camaristes ont permis aux Anarchs, non seulement de prospérer, mais également d'acquérir des bases de pouvoir qui commencent à être respectables. Ainsi, alors que la banlieue offrait auparavant aux vampires parisiens un moyen de se « détendre » dans un milieu où les règles de la Mascarade étaient plus souples qu'a l'accoutumée, il est désormais devenu dangereux pour un vampire non Anarch de se rendre dans certains endroits sans préparation.

Cet état de fait a, fut un temps, permis à certains jeunes vampires de croire qu'ils pouvaient agir en toute impunité voire, pour les moins informés d'entre eux, qu'ils pouvaient jouir de cette même impunité dans la capitale. La situation a atteint son paroxysme il y a de cela deux ans, avant qu'une action conjointe du prévôt, des Archons et du Duc et de sa troupe (certains vampires ayant attaqué des hommes de l'ancien Ravnos à Bondy, celui-ci en fit une affaire personnelle ) ne mette fin d'une manière abrupte à la montée en pouvoir des anarchs de la capitale. Cependant, il semble que la tension, avivée par la création de plus en plus de jeunes Caitiffs ne connaissant rien à la culture de leur race mis à part ce que les plus vieux veulent bien leur conter, monte à nouveau dans les banlieues, où l'on murmure même qu'un certain "Djinn" dont l'identité reste inconnue, tenterait de fédérer tous les groupuscules Anarchs des environs de Paris.

Les factions

Les plus connus de ceux- ci sont répartis en pas moins de sept groupes distincts et leurs relations fluctuent de la bonne entente à la guerre ouverte.

Les caïttifs

Le plus grand groupe est constitué de jeunes Vampires, principalement Caitiffs ou rebelles issus des clans les plus étroits d'esprits de la Camarilla. Ils n'ont d'autre ambition que de passer du bon temps dans la grande tradition des Anarchs, ne sont quasiment pas organisés et sont souvent les seuls à être réellement considérés comme « Camaristes renégat » par les autres parisiens. Ce sont d'ailleurs les plus enclins aux erreurs d'appréciation et généralement les anarchs dont l’espérance de non-vie est la plus courte.

Le Serment du Roi décapité

Les quatre factions suivantes sont bien plus politisées, et généralement considérées comme un seul et même groupe par les vampires extérieurs, du fait de leur origine commune. En effet, tous ces groupuscules suivent les idéologies révolutionnaires des quatre membres de la coterie du Serment du Roi Décapité (des idéalistes issus de la révolution française et souhaitant terminer le travail alors entrepris, chacun à sa manière, cf. la chronologie). Majoritairement composés de Brujahs (aussi bien idéalistes qu'iconoclastes), ces groupes bénéficient d'un statut bâtard, du fait du soutien que leur accordent certains vampires parmi les plus puissants de la capitale, et de leur mode de vie qui les place clairement en dehors des traditions de la Camarilla.

La Fondation Thulée

Une autre faction, connue sous le nom de la Fondation Thulée, si elle s’attire la haine de tous les autres anarchs, est de loin la plus organisée et la plus puissante. Composée de Brujahs iconoclastes, de quelques jeunes Ventrues et de Malkavians ou Toréadors occasionnels, elle représente les jeunes Vampires d'extrême droite aux ordres de Pierre Emmanuel de Pompignan et s'occupe de la plupart de ses basses besognes. Arborant des looks à mi-chemin entre les skinheads et l'imagerie d' « Orange Mécanique », ultraviolents et provocateurs, ces anarchs servent en quelque sorte de force policière dans le territoire du Primogène, qui les défend bec et ongles, interprétant toute action à leur encontre comme une attaque politique dirigée contre lui par des sbires du Prince. Il n'est pas rare que l'un d'entre eux disparaisse mais la coterie du Lys pourvoie alors rapidement à son remplacement.

Les Enfants Terribles

Le dernier groupe semble quant à lui très éloigné des luttes de territoires et des agendas des six autres. Connu sous le nom des enfants terribles, sa base de pouvoir semble être située dans Paris intra muros. Aucun renseignement sur ses membres n'a encore filtré, mis à part le fait qu'ils semblent embarqués dans une croisade sanglante contre De Pompignan et sa coterie, ce qui leur a valu d'avoir une chasse de sang (que les archons ne semblent pas pressés de voir aboutir ) placée sur leurs têtes. Jusqu'à ce jour, ce groupe n'est donc connu que par son nom (figurant sur des graffitis dessinés sur les lieux de leurs exactions) et sa capacité inouïe à demeurer incognito. Évidemment, les rumeurs abondent à leurs sujet et vont des plus fantaisistes (ils seraient en fait des anciens) aux plus inquiétantes (le groupe ne serait pas Anarch mais ferait partie du Sabbat ).

Relations entre factions

Tous ces groupuscules, composés en majorité de vampires habitant la banlieue, condamnent en bloc les luttes mesquines d'influence qui caractérisent selon eux la Camarilla, mais n'en sont pas moins engagés dans une réplique de ces guerres (quoique souvent bien plus violentes ) pour le contrôle de la périphérie de la capitale. Il n'est donc pas rare de voir les différentes factions se trahir, pactiser avec l'ennemi ou prendre comme excuse l'intérêt de la communauté pour arriver à récupérer une banlieue jugée particulièrement intéressante, et ce, dans le plus pur style de leurs aînés tant haïs.