Louvre

De Paris by Night
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Arriver au Louvre

Se présenter à la Cour, est la première chose qu'un Vampire doit faire lorsqu'il arrive à Paris, sous peine d'être considéré comme un Caitif ou un Anarch, et traité comme tel.

Un voyageur arrivant aux alentours du Louvre, n'aura sans doute pas reçu beaucoup d'informations sur la manière d'opérer cette présentation. S'il n'est pas perspicace (mais dans ce cas, ne devrait il pas éviter de s'y rendre?), il errera sans doute quelques temps avant de trouver une petite entrée dérobée dans la cour Carré. A moins que les goules de " la porte" ne prennent pitié de lui et se signalent…

Il sera alors guidé dans une suite de corridors et de pièces obscures, vers les salles qui ont été choisies cette nuit là pour les "petites festivités". Au fur et à mesure qu'il s'en approchera, il entendra s'élever la musique ou les voix qui lui donneront le ton de la soirée.

À son arrivée, la goule qui l'a accompagnée clamera le nom, le statut (Primogène, sénéchal, membre d'un salon etc…) et le rang du voyageur (ancien, ancilla, neonate ), qui sera certainement surpris qu'aucune mention ne soit faite ni à son clan ni à sa génération, découvrant par là même l'un des moindres travers des us et coutumes parisiens qui regorgent de curiosités.

Mais peut être le voyageur sera-t-il déçu du Louvre, le Prince ne s'y trouve pas souvent et la réunion lui paraîtra alors fort réduite…

Les petites festivités

Chaque nuit à partir de minuit (car chacun doit s'être nourri avant de venir) le Louvre s'anime, avec une performance artistique quotidienne. Selon le style de celles-ci (décidé par la Primogène Toréador) le public vampirique présent ne sera pas forcément le même. La population parisienne pourra ainsi apparaître bien différente à un étranger, selon le soir où il se présente à la Cour (les Toréadors prennent d'ailleurs un malin plaisir à créer de malencontreux quiproquos à ce sujet). Mais il s'y trouvera toujours un échantillon de Primogènes, Bourgmestres et Harpies.

Les petites festivités ne donnent qu'une vision imparfaite des vampires fréquentant le Louvre, mais on peut être assuré d'y trouver au moins deux ou trois salons différents qui s'y cotoient, ainsi que parfois, plusieurs performances artistiques concurrentes.

Lorsque ces dernières s'avèrent suffisamment prestigieuses pour attirer la Cour en son entier, on parle alors de « grandes festivités ».

Les Réceptions du Prince

En théorie l'ensemble des Vampires admis à fréquenter le Louvre se réunit une fois par semaine, la tendance du moment allant au Lundi, pour les "Réceptions du Prince", nommées ainsi même si celui-ci peut très bien ne pas s'y montrer du tout, quelquefois pendant plusieurs mois, au grand dam des Toréadors.

Cependant rares sont les Vampires qui ne s'y rendront pas. Chacun ressent telle une nécessité le besoin d'être présent, afin de rester informé de tout ce qui se trame dans la capitale, les usages voulant qu'il soit malvenu de converser des évènements survenus au Louvre en dehors de ses murs.

C'est à la Primogène Toréador et à La Rose (toutes deux en compétition permanente) qu'incombe la vaste tâche de sélectionner le vampire qui aura l'honneur d'organiser la prochaine réception (ou de l'organiser elles mêmes lorsque aucun candidat ne semble répondre à leurs critères) et de tout mettre en œuvre pour que chaque salon puisse se réunir dans le décor et la performance la plus adaptée à son goût.

Les œuvres d'arts dont regorgent le Louvre sont largement mis à disposition pour assurer la décoration de chaque pièce utilisée lors de ces soirées. Mais si cela devait ne pas suffire, alors la responsable dépêcherait des serviteurs pour chercher le « mobilier » adéquat dans d'autres musées de la capitale.

Durant les réceptions, les salons sont ouverts et chacun peut passer de l'un à l'autre à sa guise, même si, selon son degré de popularité au sein d'un salon, on peut y être accueilli avec enthousiasme, ignoré ou même victime de mauvaises farces. Mais le principe de la libre circulation de chaque individu dans tous les salons demeure, afin de donner une unité générale à la soirée : les groupes ne doivent pas pouvoir rester cloisonnés durant les " Réceptions du Prince ".

Les Harpies

Dans toutes les réunions de Cour, elles exercent une influence centrale. Elles rappellent ou établissent la place de chacun, par de petites répliques bien placées, qui peuvent altérer le statut d'un Vampire pendant des dizaines d'années. Chacun de leurs actes ou gestes, dans ce sens, fait le tour de la réception et peut faire basculer l'ambiance en très peu de temps. Lorsqu'il est présent, le Prince, objet de toutes les attentions, confine les harpies dans un rôle nettement plus protocolaire.

Si, du point de vue du comportement, tout vampire fréquentant un tant soit peu la cour peut être plus ou moins considéré comme une harpie, seul un petit groupe peut prétendre à ce titre envié. Celui-ci, s'il commande un pouvoir impressionnant (qui, à Paris, n'est pas intéressé par le statut ?) demeure très fluctuant, et rares sont les vampires qui peuvent se targuer d'en avoir été membre en permanence. Même s'il est finalement assez simple de faire partie des harpies, y rester un certain temps et y survivre tient par contre de l'exploit.

Les serviteurs

Chacun peut amener à la Cour ses serviteurs, dans la mesure où ceux-ci sont présentables et utiles à la préparation des réunions de Cour.

Certaines goules de la Primogène Toréador, du Prévôt et de Villon sont en permanence au Louvre, pour assurer intendance, gestion, service et surveillance.

Un certain nombre d'entre elles commencent à être vieilles et puissantes; leurs maîtres le savent et aiment flatter leur orgueil, ce qui est particulièrement rageant pour un certains nombres de Néonates, à qui l'on demande mille petits services et qui se retrouvent alors à accomplir les mêmes tâches que ces goules qui se permettent d'être insolentes, sûres de l'assentiment de leurs seigneurs.